Exposition: Jusqu’à épuisement

C’est à Marseille dans les locaux de vidéochroniques que l’artiste Jérémy Laffon nous montre son travail. il s’agit de sculpture et d’installations. Exposition du 18 mai au 13 juillet 2012.

Cet article propose une analyse rapide d’une pièce, et non une liste exhaustive des oeuvres que l’on peut rencontrer dans cette exposition.

Sans titre, 2010 (dimensions variables):  Au début on voit un amas de palettes. Des palettes tout ce qu’il y a de plus commun, aucune retouche, aucune peinture, elles ne sont pas neuves. Et puis ça bouge. L’amas bouge. Les palettes se soulèvent… puis s’abaisse à nouveau, comme une respiration. Alors on s’approche. Et au soulèvement suivant on entend. Le bois grince, craque et rempli l’espace d’une ambiance presque navale. On peut supposer qu’il s’agit de rendre l’inerte vivant, de donner au rebut une  certaine condition supérieur auquel il n’a pas accès communément. Le mauvais bois ouvrier nous parle. A moins que ce ne soit autre chose.

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Exposition: Pièce à conviction

La galerie of Marseille abrite les sculptures et installations d’Harald Fernagu. Exposition du 17 mai au 13 juillet 2012.

Cet article propose une analyse rapide d’une pièce, et non une liste exhaustive des oeuvres que l’on peut rencontrer dans cette exposition.

C’est une sculpture. Une sculpture/assemblage. De loin c’est la maquette d’un pont suspendu. Deux colonnes principales soutiennent et traversent perpendiculairement ce pont. De près les colonnes sont en fait des figurines religieuses en résine blanche et jaunâtre de 30cm de haut. Marie face à Joseph. Tous deux sont incrustés et traversés par la structure métallique qui compose le pont. Les figurines ne sont pas creusées, si bien, qu’il serait impossible de traverser ce pont sans avoir à les escalader. Un pont, des icônes religieuses, peut être un chemin pour le ciel. Clin d’oeil à Francis Cabrel et son célèbre morceau “je l’aime à mourir”. Ou plutôt une paire de barrages religieux sur un pont philosophique. A moins que ce ne soit autre chose.

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Exposition: L’envers du décor

C’est au Centre National du Costume de Scène qu’a lieu cette exposition didactique sur “l’autour” de l’opéra. Du 28 janvier au 20 mai 2012.

Cet article n’est pas pareil que les autres.

J’entends par “l’autour” qu’il s’agit véritablement, concrètement et même parfois palpablement  de ce que l’on ne voit pas quand on assiste à un opéra. Nous trouverons ainsi dans une déambulation orientée, des esquisses préparatoires, des morceaux de décor, des modules ludico-explicatifs dans lesquels on apprend le fonctionnement des décors amovibles et autres effets spéciaux, des maquettes interactives, et comble de la précision, une reconstruction d’une scène et de son premier sous-sol. Pour agrémenter cela, des mannequins habilement placés, arborent quelques uns des costumes issus de la collection permanente du musée. Bref, il ne reste plus beaucoup de temps pour aller voir cette exposition qui allie superbement l’art et l’artisanat.

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Exposition: Animalement vôtre

Le Musée de l’Illustration Jeunesse (mij) et le musée Anne-de-Beaujeu (mab), basés à Moulins, opèrent une sélection animale parmi les figures incontournables de l’illustration jeunesse ainsi que chez les artistes, peintres et autres sculpteurs de toutes époques. Exposition du 5 avril au 16 septembre 2012.

Cet article propose une analyse rapide d’une paire de pièces, et non une liste exhaustive des oeuvres que l’on peut rencontrer dans cette exposition.

Du danger de lire Gil-Blas quand on a enlevé une dame aimée d’un prince de Hasinungawa de Georges-Antoine Rochegrosse (mij): C’est une peinture. Le format est carré. Le fond est jaune moutarde. Les personnages sont disposés en diagonales et du plus petit au plus grand (question de perspective), du haut gauche au bas droit de l’image. Commençons du plus grand au plus petit. C’est une japonaise agenouillée, les mains liées dans son dos, son kimono est échancré, elle vient de laisser choir son ombrelle; les liens sont eux mêmes reliés au personnage suivant. C’est un rat, il porte des lunettes, fume une pipe et lit un parchemin. C’est un samouraï, à quatre pattes s’approchant discrètement du rat enleveur de dame, katana en main. C’est un samouraï debout en train de courir portant une lanterne. C’est un homme avec un grand chapeau, sans doute le prince, agitant un bout de papier tout en rejoignant le centre de la scène. Puis viennent d’autres, tous petits et imperceptibles, protagonistes. Les parties inférieures gauches et supérieures droites sont habitées chacune par un végétal différent. Sur le bord droit de l’illustration, le titre est écrit en caractères japonais. Cette sorte d’estampe aux couleurs rehaussées, vient illustrer le principe de d’anti-héro. En effet le titre renvoie au roman picaresque, qui, parlant à la première personne narrait des histoires de pouilleux fréquentant toutes les classes sociales. Le fait que ce soit un rat renvoie, dans la culture extrême orientale, à la ruse et surtout à l’intelligence.

Le roi mort et le hibou d’Auguste Clesinger (mab): Une sculpture en bois. Un hibou, patte droite posée sur un crâne couronné,  incline légèrement sa tête pour regarder dans un oeil inexistant. Ici le sens est répété, le crâne montrant le reste d’un corps mort, et le hibou symbolisant la mort principalement, le tout sculpté dans du bois mort. Sachant que l’auteur est mort, il s’agit sans doute d’un chef d’oeuvres tautologique.


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Exposition: La vérité est au musée

Le Musée Anne-de-Beaujeu à Moulins propose une série de peintures allégoriques sur la Vérité. 27 oeuvres (peintures, arts graphiques, arts décoratifs, médailles). Exposition du 20 janvier au 29 avril 2012

Cet article propose une analyse rapide d’une pièce, et non une liste exhaustive des oeuvres que l’on peut rencontrer dans cette exposition

La vérité sortant du puit de Jean-Léon Gérôme: C’est une peinture figurative. Le décor: dans l’angle d’une coursive intérieure, dont un des pans est couvert de végétation, se trouve un puits. Du puit, émerge, jambe gauche en avant, une femme, brune et nue, armée d’un martinet. Son visage semble déformé par la colère. Cette représentation fait référence à la vérité nue et violente, celle qui éclate aux yeux. Elle joue avec les codes allégoriques classiques, dans lesquels la vérité est une femme nue aussi, mais sereine et tenant un miroir. C’est une bref modernisation à la technique parfaite.

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Expositions: La nuit de l’instant

Il s’agit d’une somme de lieux ayant en commun le quartier du Panier  Marseille. Il y est présenter photographies et vidéos d’une multitude d’artistes. Les expositions ont eu lieu le 20 avril 2012, midi/minuit.

Cet article propose une analyse rapide d’une pièce, et non une liste exhaustive des oeuvres que l’on peut rencontrer dans cette exposition.

Restless Heart Syndrome de Gichoel Shin: C’est une photographie. Elle met en scène une table ronde, recouverte d’un tissu blanc froissé, sur lequel est disposé d’un côté un chandelier, orné de trois bougies allumées, en train de tomber sur la droite du champ. Sur la gauche de la table une paire d’orange . La première orange est à moitié épluchée, sa peau pend. La deuxième orange est complètement oxydée, pourrie. Ces éléments occupent le tiers bas droit de l’image, le reste est un fond blanc, on reconnait un mur.La scène est éclairé d’une lumière blanche diffuse et de la lumière produite par les bougies. L’ensemble renvoi aux natures mortes et autre vanités en peinture.

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Exposition: La carte n’est pas le territoire

afficheCela ce passe au CipMarseille au sein de la Vieille Charité. Il y est montré l’oeuvre relativement picturale de Ralph Rumney. Exposition du 30 mars au 5 mai.

Cet article propose une analyse rapide d’une pièce, et non une liste exhaustive des oeuvres que l’on peut rencontrer dans cette exposition.

Sans titre, sans date, huile sur carton 28,5×38,5 cm:  Un fond noir encadré de bois. Une écriture blanche typographié à la main dit: “peut être Ben que oui”. Les lettres ont des formes irrégulières, la peinture déborde et tâche quelque peu, le texte est sur trois lignes, rien n’est droit. L’inscription, le noir et blanc, la typographie manuscrite, le mot “Ben” renvoient bien entendu au travail de Benjamin Vautier et s’en amuse. Le support (carton) et la peinture à l’huile viennent appuyer l’effet de contraste de cette pièce. Que ce soit mal fait nous indique une sorte de désinvolture artistique, une non-technique, une farce pour le spectateur et la référence.

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