Souffre, doux leurre

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C’est un tableau étrange de 1884 qui m’a happé. Je suis retourné le voir plusieurs fois pour être certain. Une pièce, semble t’il une salle de bain, mais on dirait une entrée, en camaïeu de vert, quelques touches de jaune, beaucoup de tons souffre et chartreuse. Une jeune fille en robe bleue avec un chapeau quitte la pièce par une porte ouverte d’où émane une lumière verte. Elle regarde le spectateur. Elle me regarde. L’ambiance est étrange, suffocante. En face de moi il y a un miroir mais je ne vois pas mon reflet. Je suis un vampire. Le spectateur est ce chasseur qui se repaît de la substance picturale de modèles emprisonnées par des peintres sadiques.
En voyant ce tableau m’est venu la bande-son du Suspiria de Dario Argento, réalisée par le groupe psyché italien Goblin. Un grand disque qui absorbe tout entier. La lumière du tableau est assez proche de celle du film d’ailleurs. Witches ! Sorcières ! Demons et créatures aux dents longues. Les muses sont elles succubes ayant pour but de nous avilir dans la contemplation béate d’un monde imaginaire ? Ou notre cerveau se débrouille bien tout seul pour cela ?
Je n’ai pas vu le remake de Suspiria ni écouté la proposition sonore de Tom York. Je préfère me replonger dans l’intégrale de vampire de Joan Sfar, où les monstres gothiques jouent aux cartes avec les golems yiddish. Entre deux face du vinyle suce-cité (l’édition italienne avec le pop up de démon dans le gattefold), écoutez Joan Sfar parler de peinture, de femme et d’amour sur France Inter. Vous en sortirez exsangue.

J’y ère

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En des Villes Art

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Il y a des villes qui sont des villes d’Art. Des musées à ciel ouvert comme on dit. Pleines de sculptures monumentales, joyaux architecturaux et street art en réalité augmentée. Je pense à Paris, Barcelone, Londres, Florence. Mais certaines ont un petit quelque chose en plus. Elles SONT des œuvres d’Art en elle même. Je ne sais pas trop à quoi ça tient, c’est peut-être une vision très subjective. L’architecture, l’urbanisme y jouent un rôle important. J’y rangerais des villes comme Venise, Vienne, Pompéï, Les Cinq Terres, Los Angeles peut être mais je n’y suis jamais allé, Lyon si l’on prend la peine de soulever quelques bouches d’égouts.
La ville oeuvre c’est celle où la dérive situationniste s’impose d’elle même. La psychogéographie de Guy Debord me semble difficile dans les trop grandes villes. Il faut pouvoir tourner en rond pour actionner la transe.
Je ne sais pas trop ou classer Tarragone. Cette ville, port stratégique, est la deuxième de méditerranée en terme de ruines antiques, après Rome. S’y promener, c’est remonter le temps. Les morceaux de temple jouxtent l’enceinte médiévale. La cathédrale gothique semble presque païenne. Quelques éléments Art Nouveau s’accroche à l’ensemble de leurs tentacules organiques, comme le très beau marché couvert. La modernité d’Haussmann ou Nouvel est absente ou s’immisce à grand peine. Pas un coin de rue sans une pierre taillée plusieurs siècles en arrière. Romulus et Remus y trônent en toute légitimité. Deux enfants nourris au lait d’une Louvre ne pouvaient bâtir que des lieux surréalistes et Tarragona serait cette Rome boite en valise duchampienne, ce ready-made de l’antiquité qui en fait une oeuvre d’Art en propre. Il suffit de traverser à pied l’aqueduc au bord de l’autoroute pour s’en convaincre…

J’y ère

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Street art ?

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Samatha Bosque est une des artistes qui à le plus souvent attirée mon attention ces dernières années dans les expositions d’Andorre. Originaire de Barcelone, cette artiste est largement sollicitée dans ce petit pays qui porte un intérêt grandissant pour l’hyperréalisme. Ses peintures en négatif qui se regardent au travers du filtre d’un smartphone ou ses récentes fresques monumentales m’ont impressionné, enchanté et diverti.
Mais le vrai choc est arrivé par sa dernière exposition au musée du tabac en Andorre.
De très grands portraits hyperrealistes posés à même le sol ou sur des vieux cartons. Ces hommes et ces femmes vivent dans la rue, parfois depuis 20 ou 30 ans et ont dédicacé eux même l’image de leurs visages meurtris. La technique est impeccable et nous met face à ce que l’on ne regarde pas, que l’on évite et qui nous dérange en sortant du musée ou du restaurant.
Étudiant fauché je partageais mon repas du midi avec le clochard, ancien légionnaire, en bas de chez moi. Lycéen j’achetais une viennoiserie de plus pour le paumé du coin de la rue. Jeune ado je discutais avec le coldo du village, Boudu céleste et pétillant.
Aujourd’hui je souri d’un air gêné, presse le pas et explique à ma fille qu’on ne peux pas donner à tous le monde.
Les tableaux me font penser à ma grand-mère, qui venait chaque samedi garnir mon frigo de bohémien, non sans avoir effectué le parcours de tous les sdf de la ville avec pour chacun un sac de vêtements complet, des chaussettes au bonnet, qu’elle récupérait à la Croix-Rouge. Il y avait beaucoup de monde à sa mise en terre.
Un cercueil de plus dont le poids massif se fait plus lourd sur le cœur que sur les épaules…
A 35 balais on commence à en empiler des boites en bois dans les trous de sa mémoire. J’avais commencé à écrire une liste longue comme un poème de Victor Hugo avant de l’effacer, par pudeur.
Les memento mori sont important mais il ne faut pas oublier qu’il existe aussi des vivants un peu partout, parfois pas loin, dont il ne tiens qu’a nous qu’ils puissent l’être encore.
J’y ère
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A rose is a rose is a rose

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Aujourd’hui c’est la San Jordi.
C’est une fête de Catalogne que j’aime bien, qui équivaut à notre St Valentin. Les garçons offrent une rose à leur amoureuse, les filles offrent un livre à leur amoureux.
Cette fête prend ses racines dans l’histoire médiévale de St Geroges et le dragon. St Georges (San Jordi), délivre la princesse qui s’offre en sacrifice au terrifiant dragon qui terrorise le royaume. En récompense le roi lui offre la main de sa fille. St Georges refuse.
C’est l’esprit chevaleresque.
Et les villes en ce jour se remplissent de stands de livres et de vendeurs de fleurs. A la télé, dans les journaux ont ne parle que de culture et de littérature.
Ce thème a largement été traité en peinture. Paolo Ucello et Raphael en ont peint deux beaux exemples que l’on peux voir au Louvre.
Avec mes filles nous nous amusons à trouver les représentations de St Georges dans les musées du monde.
Notre dernière trouvaille s’est faite à la nationale gallery de Londres dans la prédelle d’un peintre de la renaissance italienne qui est toujours une joie pour moi: Carlo Crivelli.
Carlo Crivelli fait parti de ces peintres singulier qui semblent portés par cette inquiétante étrangeté dont parle Baudelaire et que l’on retrouve chez Arcimboldo, Bosch, Le Greco, Chagall, Douanier Rousseau, Munch… Des trouvailles géniales (éléments en bas reliefs, mouches en trompe l’œil, passion excessive pour les fruits), associé à quelque chose d’un peu naïf, bancal, bizarre.
St Georges par Crivelli c’est la promesse que la mort et le sexe ne peut être dissocié, comme l’annonce les attributs de la monture et cette grotte ouverte en arrière plan…

J’y ère

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Atelier Poésures – Signes

Agésandros, Polydoros et Athénodoros – Laocoon – 40 avant J.C.

- 40 -Laocoon -Agésandros, Polydoros et Athénodoros

  • Proposition de Marion

Mythe,
Dieux et déesses,
Enroulés de serpent,
Grand méli-mélo,
Du serpent qui se mord la queue
Tous à la queue leu leu
Fait de pierre et de dieu
Qui se tiennent entre eux
Très pieux.

  • Proposition de Géraldine

L’union fait la force
Face aux serpents qui serpentent comme des serpentins
Nu nous sommes, pour éviter qu’ils ne s’agrippent
Nous sommes trois pour trois bras et demi et six jambes
Nous vaincrons ou pas

  • Proposition de Mylène

Scandaleux, odieux, intolérable
Comment pouvez-vous?
Minable, pourri, débile
Comment osez-vous?
Inexplicable, improbable, inimaginable
Vous l’avez fait !!
Amputer les statues de leurs mains

  • Proposition de Louise

Appelle les dieux.
Serpents, félonie, rêves cauchemardesques.
Délivre-toi de tout.
Ne reste pas prisonnier du monde qui t’opprime.
Fantasmagorie oblige.

  • Proposition de Nicolas

Il était une fois une petite couleuvre.
Qui voulait devenir kinésithérapeute.
Arpentant les chemins du Péloponnèse,
Elle rencontra successivement,
Un routier sympas, un baba un peu cool,
Et un mannequin (qui n’était qu’un mâne).
Se mettant au travail, elle commença son massage.
Mal lui en prit! Tous prirent peur.
Je me repens dit le serpent.
Mais ce fut trop tard.
Seule une urne opportune
Lui permit de se sauver.

  • Proposition de Renaud

Premier essai avant l’adoption du caducée.
Retour du client :
– Trop complexe
– Surcharge d’éléments
– Poids trop élevé
– Matériaux trop coûteux
– Difficulté à reproduire en masse
– Les trois demi-manchots sont trop suaves
– Indécence du sexe à l’air, libre
– Accord pour utilisation monochrome mais pas le blanc
(rapport à la pureté moins important qu’un éventuel rapport à l’espoir)

Ceci dit le client à exprimé un avis très positif sur l’utilisation du serpent.
Çà, on le gardera.

A moins que ce ne soit autre chose.

Kasimir Malevitch – Cercle noir -1926

1926 - Cercle noir - Kasimir Malévitch

  • Proposition de Marion

Cercle noir sur toile blanche,
Ou disque noir en mathématique,
Ou lune noire sur ciel blanc.

  • Proposition de Géraldine

Je suis le cercle noir
Sur un carré blanc
Ou un carré blanc
Sous un cercle noir

Qui dit que je ne suis pas
Tout simplement
un trou rond dans un
carré blanc ou un
rond noir sur une
vitre carrée

  • Proposition de Mylène

Mais qui est là?
Un fond de l’oeil
Un espace noir
Un trou noir a n’en plus finir
Un appel, un cri dans l’infini
Absorbé par le cercle, au bord d’un blanc définitif
Une lune noire, seule, dans la profondeur d’un blanc d’oeuf
Quand, pis encore, il se mêlait à la peinture pour sublimer la lumière.

  • Proposition de Louise

Le cercle noir, que cache-t-il ?
Lueur morte dans un clair, translucide.
Où sont passées les lumières ?
Peut-être est-ce le contraire ?
Où sont les ombres de la nuit autour de ce cercle ?

  • Proposition de Nicolas

Le bout du tunnel est-il si loin?
A travers le petit trou de la serrure
Le cheminement d’une ferrure
Permettra-t-il de faire le point?

Au delà de la forme, le fond
Remonter le temps, retrouver la mémoire
S’appuyer peut-être sur une tâche noire
Pour comprendre et maîtriser le rond.

Tourne, tourne dans ton cadre blanc
Va et viens dans tous les sens
Tu es libre, je le pense
De disposer de l’espace et du temps

  • Proposition de Renaud

C’est ce que j’appellerai : une pupille dans un œil carré
C’est ce que n’importe quel geek appellerait :
Les héros de l’œil noir mais sans héros
ou
Les chroniques de la lune noire mais sans chroniques
C’est ce que n’importe quel toon appellerait : une échappatoire
C’est ce que n’importe quel astrophysicien appellerait : un trou
C’est ce que n’importe quel peintre appellerait : une surface sur une surface
C’est ce que n’importe quel écrivain appellerait : la fin de l’histoire

A moins que ce ne soit autre chose.

René Magritte – Les amants – 1928

1928 - Les amants - René Magritte

 

  • Proposition de Marion

Les amants cachés,
Avec leur drap blanc
Sur leurs visages honteux
Où est l’amour?
Caché par leur désespoir
De ne plus jamais se revoir
ADIEU

  • Proposition de Géraldine

On ne se voit pas
Mais on se sent
Pourquoi s’embrasser
Quand l’imagination suffit?
Est-ce vraiment un baisé?
Ou un chuchotement à l’oreille
C’est un mariage
Un baisé blanc.

  • Proposition de Mylène

Toi le bel inconnu tant aimé
Toi la belle jamais oublié
Qui, ce jour, a délié nos mains
Cœurs pendus, sexes éperdus, amours déchus
Unissons par le drap nos amours interdits
Fenêtre bleue sur l’inconnu…

  • Proposition de Louise

Que cachez-vous derrière vos linceuls ?
Que cachez-vous derrière vos foulards enrubannés ?
La pudeur, l’affront,… une vie cachée
Des amants effrontés, des amoureux offensants, la peur de l’autre
Ou simplement un amour solitaire, anonyme.

  • Proposition de Nicolas

Peut-on tamiser u mot d’amour ?
Peut-on filtrer un regard émerveillé ?
Peut-on étouffer un souffle attendri ?
Peut-on réfréner une intention de fusion ?
Peut-on cacher ses sentiments ?
Peut-on assourdir les battements de son cœur ?
Peut-on s’asphyxier de passion ?
Peut-être, peut-être pas, essayons !

 

Proposition de Renaud

Il n’y a pas trente six moyens,
trente trois procédés,
vingt deux biais,
treize recettes,
dix manières,
neuf façons,
huit coutumes,
sept convenances,
six techniques,
cinq méthodes,
quatre quatre,
trois système,
et deux formules,
Pour se rouler une pelle entre lépreux.

A moins que ce ne soit autre chose.

Helena Almeida – Etude pour amélioration d’intérieur – 1977

1977 - Etude pour amélioration d'intérieur -Helena Almeida

  • Proposition de Marion

Améliorer son intérieur
Quels choix :
Du bleu, du blanc, du gris,
Femme à demi cachée
Tableau de maître brisé
Cheminer dans son papier peint
A demi teint
Fin

  • Proposition de Géraldine

Non, arrêtez !
Je suis là devant vous
Non, arrêtez !
Le bleu ne me sied pas
Non, arrêtez !
Mon ombre à peur
Non, arrêtez !
C’est moi, ici, qui vous parle
Non, arrêtez !

  • Proposition de Mylène

Ce fut sa période bleue
Tout exactement tout
Fut peint en bleu
De la bicyclette au chat
Bleu marine, outremer, foncé ou clair
Bleu, Bleu, Bleu.
Bleu-vert c’est une autre histoire
Celle de l’espoir et de la chlorophylle.

  • Proposition de Louise

Que caches-tu derrière ce paravent bleu.
Toi du monde extérieur… !!
L’effroi, sensibilité exacerbée…
Montre-toi.
Ne sois plus apeurée.
Le bleu du ciel t’innonde
Ce regard sombre n’est plus nécessaire.

  • Proposition de Nicolas

Publicité pour le côté d’azur :
Sous les pas-vus, la plage
Derrière le turquoise, tu me toises
Tenant un littoral vertical
Tu m’invites, moi, le bleu
A te rejoindre, j’en suis ébleui !

  • Proposition de Renaud

Il a encore prit tout le drap.
Je m’en doutais
C ‘est pourquoi je dors en pull

D’ailleurs je ne dors que d’un œil
Celui qui peut s’y glisser… sous le drap.

Je reste quand même sur le bord
Ça fait belle lurette que je ne me colle plus à lui
La nuit…
Comme le jour aussi

Je le tire mollement… ce drap.
Je le mordille de mon seul œil écarquillé

On l’a acheté ensemble, ce drap.
A l’époque je pouvais de temps en temps
Le traîner dans les magasins.
On l’a choisi bleu parce que rouge ça attire les taureaux
Et si il est possible de trouver une moustiquaire
Il est improbable voir impossible de trouver une taureauïaire
Bleu c’est bien

Il a vécu, ce drap.
S’abîmant aux bords
Mais jamais sa couleur ne ternis
Ce qui n’est pas mon cas.

A moins que ce ne soit autre chose.

Présence Panchounette – L’art à tout casser – 1990

1990 -L'art a tout casser - Presence Panchounette

 

  • Proposition de Marion

Monsieur perché sur son lave-vaiselle
Posant nu avec son assiette
Tout autour de lui sa vaiselle cassée
Que lui est-il arrivé?
A-t-il confondu le Marche / Arrêt?

  • Proposition de Géraldine

Comment dire…
Non, vous n’aurez pas mon précieux
Vous qui êtes brisées jusqu’au centre de vous même
Vous n’aurez pas mon précieux
Juché sur le mont propre
Vous n’aurez pas mon précieux
Il est à moi et à moi seul
Qui suis assis sur une botte de sept lieu

  • Proposition de Mylène

Débris de discution, ont fait affront au Disco
Disco musique pas de fond, rythme les pas
Pas de vaisselle cassée, témoin de velléité
De ce  Discobole rattrapé pas la vérole
Des carabins fripons de l’oeuvre en cuivre

  • Proposition de Louise

Lanceur de disques… ?
Lanceur d’assiettes… ?
Assiettes brisées… nettoyage automatique…?
Où en sommes-nous ?
Dieu que la raison est éphémère… !!

  • Proposition de Nicolas

Où étais-tu hier soir, chéri?
Encore sorti écouter des disques
Avec tes potes tous coiffés au bol
Façon Beatles, et tu souris!

Moi, comme d’hab je me farcis
Toutes les tâches domestiques
On peut dire que je n’ai pas de bol
J’en ai marre de cette putain de vie!

Tôt ou tard, tiens-le toi pour dit
Je me casserai, c’est le risque
Comme la vaisselle que tu vois sur le sol
Et tu finiras seul comme un radis!

  • Proposition de Renaud

A qui d’envoyer, à qui de recevoir.
C’est la guerre.
C’est la guerre ménagère.
Une ménaguerre en quelque sorte.
Une ménaguerre apocalyptique sur le point de s’éteindre.
Puni…
Au coin, le dernier soldat entame un mouvement d’attaque,
Un geste d’assaut, une contre parade agressive,
Contre l’envoyeur, contre vous!
Surélevé sur une machine dite : de guerre, il vise…
Se malaxant la fesse gauche sur une bûche pour optimiser sa précision.
Attention spectateur…
Baisse-toi !

A moins que ce ne soit autre chose.

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Atelier Signes : BD Post Noëliptique

Infime partie de ce qui fut fait le 27 décembre 2017 à la médiathèque de Signes.

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:-)

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J’avais deux chroniques sur le feu, une triste et une sérieuse, mais l’été m’empêchait d’écrire… Et puis nous nous sommes retrouvés, avec l’ami Piermarioli, au Festival de BD de Sollies, pour écouter notre bon maître Patrick Sirot, truculer les milles et une nuits sous les pinceaux du grand Frank Pé. Ce fut un doux moment qui clôturait l’été et je me remémorais ceux qui les avaient précédé dans divers lieux d’Art: Visites en famille avec coloriages à genoux devant un crocodile de Raushenberg et une Marilyn de Warhol; appréhension tactile du Laocoon dans la galerie pour malvoyant du Louvre; Découverte entre amis de l’artiste proteïforme Merri Jolivet à la Villa Tamaris après avoir navigué sur des pointus. L’homme à tous pour me plaire: il change de style comme de chemise et est fautif d’une BD psyché avec Jean Rollin et d’affiches pour mai 68 ! Des toiles récentes de Daniel Chaland, 45 tours à l’appuie ont complété le plaisir.

Happy Art à Sanary avec pleins d’enfants qui rient et touchent à tout et les œuvres de feu Disle, ce veille anarchiste barbu.
La première exposition personelle d’un ancien étudiant très prometteur, Domenec Montané.
L’Art n’est peut être au fond qu’un connecteur. L’idée n’est pas neuve mais il faut en faire l’expérience concrète pour pouvoir l’affirmer.
J’y ère
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